La France en RD Congo Ambassade de France à Kinshasa
fontsizeup fontsizedown

 français  
Accueil » Actualités » Journal de l’Ambassade

Tribune franco-allemande

À l’occasion de la célébration du cinquantenaire du Traité de l’Élysée (traité de l’amitié franco-allemand du 22 janvier 1963) les Chefs de Mission de la République fédérale d’Allemagne, l’ambassadeur désigné Dr. Wolfgang Manig, et de la République Française, l’ambassadeur M. Luc Hallade, publient une tribune commune à destination du public congolais.

Nous célébrons aujourd’hui le 50ème anniversaire du Traité de l’Elysée, qui marque la réconciliation franco-allemande après trois guerres meurtrières, dont deux mondiales au XXème siècle. Elles avaient endeuillé et partiellement détruit nos deux pays et une grande partie de l’Europe, comme bien d’autres régions du monde dans lesquelles ces conflits s’étaient propagés, y compris en Afrique.

La déclaration de Robert Schuman du 9 mai 1950 a mis fin aux « inimitiés héréditaires » et a ouvert la porte à la réconciliation franco-allemande, vers une Europe plus unie, plus solidaire : « le rassemblement des nations européennes exige que l’opposition séculaire de la France et de l’Allemagne soit éliminée. »

Le 22 janvier 1963, le Général Charles De Gaulle et le chancelier Konrad Adenauer, deux grands hommes d’Etat, ont transformé le rêve de Robert Schuman en une réalité quotidiennement vécue. La jeunesse allemande, en particulier, a accepté avec enthousiasme l’offre du Général De Gaulle de construire une nouvelle Europe, dont le moteur a été la coopération franco-allemande.

Ces cinquante dernières années, les relations entre les Français et les Allemands se sont constamment approfondies dans les domaines de la politique, de la sécurité et de l’économie. L’Office franco-allemand pour la jeunesse garantit notamment que les jeunes Français et les jeunes Allemands ne s’affronteront plus jamais les armes à la main. De grands hommes d’Etat ont consolidé cet acquis. A cet égard, chacun en Europe se souvient de cette image symbolique de François Mitterrand et Helmut Kohl, main dans la main le 22 septembre 1984 à Douaumont, près de Verdun, 70 ans après le début de la 1ère Guerre mondiale.

Dans les épreuves que traverse actuellement la RDC, il nous semble important de faire savoir à nos amis congolais que, grâce à la vision de ces responsables politiques, deux pays qui s’étaient combattus ont réussi à construire une relation d’amitié qui s’est renforcée au fil des années.

Ils se souviendront aussi qu’en 2006, l’opération EUFOR a vu des soldats français, allemands et ceux d’autres nations européennes venir contribuer, à la demande des autorités, au maintien de la paix et de la sécurité des populations congolaises.

Aujourd’hui, les Français et les Allemands, avec la coopération étroite des nos partenaires de l’Union européenne, souhaitent partager leur expérience historique avec la RDC. La société congolaise, en effet, comme tous les peuples, a le droit à la paix et à la stabilité. Cela exige l’engagement d’hommes politiques courageux, comme autrefois le Général De Gaulle et le chancelier Adenauer. Cela suppose aussi que le dialogue prime sur la confrontation, que l’intérêt général l’emporte sur les intérêts particuliers. La réconciliation franco-allemande peut servir de modèle en Afrique Centrale, pour que des pays qui se sont combattus hier contribuent à la construction d’un espace régional de paix et de développement.

C’est le vœu que nous formulons, en ce début d’année 2013, pour la RDC et ses voisins, que leurs pays et leurs populations puissent se développer dans la paix et la sécurité.


publié le 22 janvier 2013

Liens utiles

Facebook Twitter Google+ Storify Youtube Dailymotion Flickr RSS