République démocratique du Congo - Déclaration du porte-parole du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2 mars 2017

Q - Que pensez-vous du retard dans la mise en oeuvre de l’accord du 31 décembre en République démocratique du Congo ?
R - La France est préoccupée par les retards pris dans la mise en oeuvre de l’accord du 31 décembre. Dans sa déclaration du 1er janvier, M. Jean-Marc Ayrault avait appelé les parties à respecter leur parole. C’est le message qu’il a passé à tous les acteurs congolais qu’il a rencontrés.
La France souligne l’urgence de la nomination du Premier ministre issu du rassemblement de l’opposition qui doit diriger le gouvernement de la transition. Elle appelle à la mise en oeuvre des mesures de confiance et de détente, notamment la libération des prisonniers politiques, la fin du harcèlement judiciaire des opposants et la liberté des médias. La France réitère son plein soutien à l’action de la conférence épiscopale nationale du Congo.
Aucun prétexte de nature politique ou sécuritaire ne saurait justifier une remise en question de ce processus. Il en va de la stabilité de la RDC et de la légitimité des institutions.
La France s’inquiète également de la multiplication des foyers de violence sur le territoire de la RDC et rappelle les termes de la déclaration du conseil de sécurité des Nations unies le 24 février, adoptée à son initiative.
La responsabilité individuelle de ceux qui seraient responsables de graves violations des droits de l’Homme ou qui feraient obstacle à une sortie de crise pacifique et consensuelle pourra être engagée.
La situation en RDC fera l’objet de discussions entre ministres européens des affaires étrangères le 6 mars à Bruxelles.

Q - La société canadienne Banro annonce ce matin que plusieurs de ses employés ont été pris en otage dans l’est de la RDC, dont un Français. Est-ce que vous confirmez cette information ? Avez-vous des informations sur les auteurs de l’attaque ?
R - Nous confirmons la présence d’un ressortissant français parmi les personnes enlevées le 1er mars dans l’Est de la RDC.
Nous n’avons à ce stade aucune information concernant les auteurs de l’enlèvement. Nous sommes mobilisés, en lien avec les autorités congolaises pour faire toute la lumière sur ces faits et parvenir à la libération de notre compatriote.

Dernière modification : 02/03/2017

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